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Article n° 101 · Le briefing du jour
IllustrationHindsite · Art éditorial

Le circuit qui hante la Formule 1

Spa-Francorchamps a survécu aux interdictions du tabac, aux accidents mortels et aux farces sous la pluie pour rester au calendrier — mais de justesse, et seulement par intermittence.

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La pluie tombait à torrents cet après-midi d'août 2021, transformant la forêt des Ardennes en une traînée grise et le circuit le plus vénéré de la Formule 1 en un torrent impraticable. Après deux reports et trois tours derrière la voiture de sécurité — aucune course, aucun dépassement, juste une procession dans la brume — la direction de course a jeté l'éponge. Max Verstappen a été déclaré vainqueur du Grand Prix le plus court de l'histoire . Il n'avait pas, au sens propre, couru. Personne d'ailleurs. Des demi-points ont été attribués. Les spectateurs, qui avaient attendu des heures sous le déluge, ont hué .

C'était une absurdité, une blague macabre, le genre de chose qui arrive quand les obligations commerciales entrent en collision avec la réalité météorologique. Mais c'était aussi typiquement Spa-Francorchamps : spectaculaire, impitoyable et vaguement maudit. Le Grand Prix de Belgique a été supprimé, ressuscité, alternativement inclus et exclu du calendrier, et hanté par des tragédies plus qu'aucune autre course du championnat. S'il survit encore, ce n'est pas grâce à sa sécurité ou sa fiabilité, mais à quelque chose de plus intangible — la romance tenace d'un circuit qui refuse d'être domestiqué.

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lundi 27 juillet 2026Parcourir les archives →