Skip to content
Article n° 43 · Le briefing du jour
IllustrationHindsite · Art éditorial

La théorie de la « guerre hybride » de Rama s'effondre à l'examen

La tentative du Premier ministre albanais de présenter les manifestants écologistes comme des agents étrangers en dit plus sur les fragilités de son gouvernement que sur les leurs.

Lorsque le Premier ministre Edi Rama a qualifié la Révolution des Flamants roses de « guerre hybride » orchestrée par les ennemis de l'Albanie et Israël [4, 5, 7, 10], il a eu recours au manuel le plus ancien de l'autocratie : accuser l'étranger quand les citoyens protestent. L'accusation est extraordinaire. Les preuves sont absentes.

Ce qui a commencé en mai 2026 comme une opposition locale à un projet de tourisme de luxe près de l'île de Sazan [5, 6, 9, 10, 15, 19, 22, 23] est devenu une mobilisation antigouvernementale exigeant la démission de Rama ainsi que celle du chef de l'opposition Sali Berisha [4, 7, 11, 15, 18, 23]. Des milliers de personnes ont défilé à Tirana, exprimant un mécontentement plus large face à la corruption politique et à l'opacité gouvernementale [5, 7, 10, 22]. La diaspora s'est mobilisée à Stockholm, Toronto, Londres et New York [14, 18, 19, 24]. S'il s'agit d'un complot, il compte un nombre remarquable d'adhérents.

Continuer la lecture

L'article actuel et les six précédents sont gratuits. Abonnez-vous pour accéder à l'intégralité des archives, à chaque article audio et à l'e-mail quotidien.

S'abonner
dimanche 14 juin 2026Parcourir les archives →