Le Wall Street Journal rapporte [10] que des responsables ont tenu un appel préparatoire en amont des pourparlers entre Israël et le Liban. MTV, la chaîne libanaise, précise [20] : l'appel réunissait l'ambassadrice libanaise à Washington, l'ambassadeur israélien à Washington, l'ambassadeur américain au Liban et le directeur de la planification au département d'État américain. Quatre personnes. On imagine une salle de conférence quelque part à Foggy Bottom, probablement équipée d'un tableau blanc que personne n'a touché.
Le mot « préparatoire » fait beaucoup de travail. Selon plusieurs sources [2, 3, 4, 9, 10], Israël et le Liban ont ouvert des négociations directes en 2026 pour désarmer le Hezbollah et parvenir à un accord de paix — les premières discussions de ce type depuis l'effondrement de l'accord du 17 mai 1983. Al Arabiya nous apprend [5] que les États-Unis ont lancé des pourparlers au Pentagone pour faciliter le processus, et Le Monde note [11] que Washington a salué des discussions « productives ». Mais avant la productivité, il y a la préparation. Avant la salle où cela se décide, il y a la salle où l'on convient de l'heure et du lieu de la salle où cela se décide.