Kanya King est décédée la semaine dernière à 57 ans, et les hommages affluent dans ce registre réservé à ceux qui ont transformé le paysage : Idris Elba, Pharrell Williams, une poignée de ministres. Tous mérités. Mais la vraie mesure de son héritage tient moins à la liste des noms qu'à ce qu'elle a rendu structurellement possible.
En 1996, King hypothèque sa maison pour financer les premiers MOBO Awards—Music of Black Origin, un titre qui annonçait son intention sans s'excuser [1, 2]. Six semaines plus tard, la cérémonie était diffusée à la nation [1, 2]. Ce n'était pas un projet de vanité. C'était un acte d'ingénierie institutionnelle. À l'époque, le grime était underground, le UK garage avait à peine un nom, et les artistes noirs britanniques qui ne correspondaient pas au moule atlantique n'avaient aucune plateforme nationale. Les MOBO leur en ont donné une [4]. Stormzy, Sade, Lauryn Hill, Destiny's Child : tous soutenus dès leurs débuts [1].