Cinquante-Sept Minutes
Amanda Anisimova a foulé le Centre Court ce deuxième samedi de juillet en sachant qu'elle avait déjà dépassé toutes les attentes. L'Américaine s'était frayé un chemin dans un tableau décimé par les blessures et les forfaits pour atteindre sa première finale à Wimbledon, une performance remarquable pour une joueuse qui, deux ans plus tôt, s'était éloignée du circuit pour prendre soin de sa santé mentale. Elle avait mérité sa place sous le toit rétractable, mérité le droit de disputer le Venus Rosewater Dish. Ce qu'elle ne pouvait anticiper, c'était que son après-midi durerait moins d'une heure et qu'elle deviendrait une note de bas de page plutôt qu'une co-auteure de l'histoire.